MVHabitation

Le saviez-vous ?

Tout ce qu’il vous faut savoir sur ce mode de chauffage original ...

Un poêle maçonné a aussi quelques inconvénients, dont il faut être conscient pour ne pas être déçu.
Utilisation particulière : Dans un poêle de masse on ne fait jamais un feu continu au ralenti. On le charge complètement et on laisse la flambée se dérouler vivement jusqu’à la fin. Suite à quoi on ne fait jamais de rechargement immédiat, mais on attend 6 heures au minimum. Ce n’est pas un inconvénient en soi mais un mauvais usage induira un risque d’insatisfaction et surtout de détérioration sévèrement de votre appareil. C’est donc très important de transmettre des consignes claires si vous prêtez votre maison à des amis par exemple. Affichez toujours sur le poêle une notice simplifiée (fournie avec le poêle) et faites impérativement une flambée d’initiation.

Faible réactivité : Un poêle maçonné chauffe pendant longtemps mais en contrepartie il lui faut du temps pour réagir à l’apport de chaleur de la combustion (1 heure minimum). C’est pour cela qu’il requiert un allumage quotidien : il ne faut pas le laisser refroidir ! Il ne sera donc pas adapté à une occupation intermittente (résidence secondaire par exemple). Cela dit il existe des solutions pour rendre un tel appareil plus réactif (porte vitrée, production d’air chaud semi instantanée, parois haute température).

Puissance de chauffe réduite : On croit souvent que gros poêle est forcément synonyme de forte puissance de chauffe. Ce n’est absolument pas le cas. Un poêle de masse fonctionnant à basse température à un puissance comprise entre 1 et 8 kW maximum, alors que la majorité des appareils en fonte individuels ont une puissance comprise entre 5 et 20 kW. C’est du au fait que la grande quantité d’énergie produite pendant la flambée n’est pas immédiatement délivrée à l’habitat mais stockée et diffusée très lentement : fort et longtemps sont incompatibles pour un poêle de masse. Un tel poêle n’est donc pas adapté aux bâtiments faiblement isolés. Si votre bâtiment est insuffisamment isolé vous obtiendrez une autonomie réduite, ce qui vous obligera à faire du feu plus souvent.

Masse importante : La masse est la clé du fonctionnement d’un tel appareil. L’inconvénient est que le sol recevant un poêle doit pouvoir supporter cette masse, sous peine de désordre majeur voire d’effondrement. Il faut donc vérifier que le sol est stable avant toute construction, et le cas échéant procéder à un renforcement du sol par création de fondations dédiées au poêle. Ces travaux viennent en supplément du coût de l’appareil et peuvent en augmenter considérablement le coût global.

Coût élevé : Comme tout appareil performant il requiert un investissement initial conséquent. Essayons de clarifier cette situation qui décourage plus d’un convaincu. Dans le commerce un poêle maçonné offrant une autonomie correcte ne se trouve pas pour moins de 10 000 € fourni posé. Le prix le plus fréquent pour un poêle à accumulation digne de ce nom est plutôt de l’ordre de 15 000 € minimum. Ce coût n’inclut fréquemment ni le renforcement du sol ni le tubage et la sortie de fumées en toiture.
Alors oui c’est plus cher qu’un poêle en fonte de qualité. Mais ce n’est pas plus cher que n’importe quel système centralisé moderne et automatisé. Et c’est souvent beaucoup plus durable dans le temps et confortable à l’usage. C’est aussi plus économe.
Certes si vous avez déjà un poêle performant, alors au prix actuel du bois ce n’est pas vraiment un investissement rentable ... Par contre si vous devez changer votre vieille chaudière fioul, là il y a de fortes chances que ce soit une bonne opération. Rappelons néanmoins qu’un système de chauffage est avant tout là pour vous chauffer, pas pour vous faire gagner de l’argent ! Sinon rien ne vaut un bon vieux pull en laine !

Cela dit, si vous n’avez pas les moyens d’investir ou que vous n’avez pas accès ou êtes opposé au prêt bancaire alors vous pouvez fabriquer vous-même votre propre poêle ! Ce qui n’est pas le cas d’une pompe à chaleur ou d’un chaudière gaz.

SPIP | | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Hébergé par www.magoga.fr